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« Le journalisme mène tout, à condition d'en sortir »
Jules JANIN ■
« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, alors ils changent les mots »
Jean JAURÈS
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Jeans (prononcer djinse) : pantalons (ou jupes) de toile grossière, portés par plus de la moitié du globe, dont la mode vient des Etats-Unis (bien qu'à l'origine ils aient été fabriqués avec de la toile européenne). Qu’ils soient portés par des gens ordinaires, des jeunes ou de hauts personnages de l’État, les jeans concourent à l’uniformisation des mœurs et des fesses, au même titre que le Caca cool ou les Pizzas. Voir Casquette, Uniforme.
Jeunes, Jeunesse (jeunes est souvent prononcé djeunz) : mythe moderne de plus en plus fort. Désormais tout s’oriente autour des jeunes, comme si l’époque actuelle venait de les découvrir après de nombreux siècles de no man’s land. Le « jeune », pour reprendre cette appellation vague et qui mériterait d'être discutée, serait un sujet vis-à-vis duquel il suffirait d'être « à l'écoute ». L’on s’aperçoit en fait que les jeunes sont déjà vieux, ils n’ont plus d’ambition mais seulement des revendications. Le fait de privilégier les jeunes (dans l'emploi par exemple) s'appelle le jeunisme. Ce terme désigne aussi le fait de vouloir rester jeune, d'où l'engouement pour la chirurgie esthétique ou réparatrice.
La jeunesse est aussi quelque chose de très relatif, et le terme de jeune peut s'appliquer à un homme mûr : « On perd la notion des montants ... insiste le jeune homme de 31 ans ». Cf les petites annonces, qui affichent JF (jeune femme), même si elle a plus de quarante ans, ou JH (jeune homme, idem). Ou enfin cet extrait d'une page web : A 47 ans, ce jeune homme [Rahm Emanuel] est membre du Congrès, élu de Chicago, donc de l’Etat de l’Illinois dont Obama est le sénateur.
Jeunes (djeunz) est d’autre part pratiquement devenu synonyme de délinquant. Ainsi, à la place de « voyous », « immigrés », « délinquants », « délinquants non européens de moins de 30 ans » l’on va dire « jeunes » ou « djeunz ». Quand un journaliste de la french TV dit : « Des jeunes ont incendié des voitures », il faut entendre : « Des voyous et des délinquants ont incendié des voitures ». Philosophie pratique des jeunes : « J'ai envie de Nike, je les vole ; j'ai envie de filles, je les viole ». En raison de l’état d’esprit des jeunes et de leurs violences anarchiques, on peut maintenant parler de péril jeune.
Jingle : indicatif musical qui accompagne les émissions de télévision ou les ‘pubs’. Parfois ce sont de véritables scies.
J.O. (Jeux olympiques) : une des manifestations de la mondialisation, c’est-à-dire du néo-crétinisme. Ce sont les ludi circenses (jeux du cirque) à l’échelle planétaire. Mais il n’y a plus de mise à mort cependant, si ce n’est la mort économique des pays ou des villes ayant abrité ce type de jeux, en raison des sommes colossales d’argent mises en jeu (olympique) pour les organiser (Athènes 2004 : 7 milliards d'euros, Pékin 2008 : ± 60 milliards d'euros). Paris et les Français ont ainsi échappé à un accroissement phénoménal de leurs taxes et impôts pour 2012, puisque c'est la Grande-Bretagne qui a décroché l'organisation desdits J.O. pour cette année-là.
La ville de 北 京 (Pékin) a organisé les J.O. de 2008 pour aller dans le sens de la mondialisation. On ne saura jamais à quel prix (expropriations brutales etc.). Les journalistes surdoués de la french TV prononcent avec affectation « Beïjing » au lieu de Pékin pour faire bien.
Autre néo-crétinisme, fort à la mode, et véhiculé par le joyeux parti des journalises, le mot olympiade. Les journalistes de la french TV ont souvent parlé d'olympiade pour désigner les Jeux Zolympiques. Une olympiade est normalement un espace de quatre ans entre deux jeux olympiques. Mais on l'a souvent répété ici : les journalistes, par ignorance ou désir de manipulation, prennent un malin plaisir à détourner les mots de leur sens originel.
Voir Sport.
Job (prononcer djob) : s’emploie de plus en plus à la place de travail ou de boulot. Ce type-là, il a un bon job. Ou, vu sur Y'aoù? : Devenir Père Noël : le job du mois.
Jouer (se la ~) : expression très utilisée par toutes sortes de média(s) et qui semble issue du vocabulaire du sport. Dans le sens de faire, opérer, agir... Se la jouer perso : jouer de façon personnelle, se la jouer rebelle : faire montre d'un comportement rebelle, jouer les rebelles Les 20 albums pour se la jouer Robinson Crusoe : pour faire comme ...
Jour (au ~ d'aujourd'hui) : le mot aujourd'hui est déjà pléonastique (hui = hodie : aujourd'hui en latin). L'expression au jour d'aujourd'hui, très prisée par certains locuteurs, est donc triplement pléonastique. Bôoof, cela ne fait qu'insister sur le jour présent. Cependant, au jour d'aujourd'hui (= à ce jour), il n'existe toujours aucune garantie de la bonne volonté des Farc de suivre ce mouvement de "paix" (AV). Cela vaut mieux que de dire descendre en bas, monter en haut, journaliste menteur ou député prévaricateur. Cf le mot de Paul Léautaud sur un journaliste dont le nom était Conchat, et qu'il appelait le pléonasme.
Jour J : voir D Day.
Journal télévisé (en abrégé : JT) : un journal télévisé de 30 à 40 minutes contient au maximum 2 à 3 minutes d'information véritable – et pas forcément en première place. Pourquoi ? Le reste est découpé en petites tranches de deux-trois minutes environ, traitant de sujets de magazine surtout sur des personnalités (people), de reportages anecdotiques sans intérêt, de faits divers, de « Micro-trottoirs » et de « Reality-show » sur la vie quotidienne. Tout se passe comme si l'on voulait noyer volontairement l'information, en la parcellarisant, en la découpant comme pour un puzzle. Ce qui fait que l'on a d'abord droit au titre(s) du jour, suivi d'une info sur l'écologie, puis d'une autre info sur le poids des sacs des enfants, puis d'une info sur les délits d'initiés, suivi d'une autre info sur l'arme nucléaire iranienne etc ... – sans logique ni ordre apparents. Ce n'est pas de l'information, mais du zapping, ou du fast-food prédigéré.
De plus, il y a déplacement de l'info du fond vers l'anecdotique : arrivée des voitures officielles, poignées de main des officiels, photo de groupe des offficiels, sourires des officiels, parfois le chien-chien d'un officiel ou laputed'un officiel (qui en profite pour faire la promo d'une de ses œuvres) mais pas d'analyse véritable : tout est passé sous silence par les journalistes, complices du mensonge officiel. C'est le règne de la médiocrité triomphante (“médiacratie” / “médiocratie”), propagée par des journalistes menteurs et manipulateurs, couverts par leur Directeur de l'information. Voir Micro-trottoir, Propanga Staffel, Sachez.
Journalisme : école ou entreprise de mensonge et de manipulation. « ... le journalisme (et, d’une façon plus idéologique que formelle, l’« éditorialisme ») est la patrie des imbéciles, où se répètent à longueur d’année les mêmes idées reçues, interchangeables, les mêmes clichés, la même langue mutilée » (Mikaël Faujour) (1).
Journaliste (surtout de la télévision) : synonyme de menteur(se) professionnel(le). C'est en effet un véritable métier que de savoir mentir. Un des plus gros mensonges relayés par les journalistes est sans conteste leur version des attentats du 11 septembre aux Étazunis, présentés comme un acte de terrorisme perpétré par la secte mythique Al-Quaïda. Mais comme disait Hitler : « Plus le mensonge est gros, plus les peuples le gobent ». Parmi les effarants mensonges des journalistes, ces deux faits récents : la prétendue séquestration d'une adolescente de quatorze ans par un pédophile (pédéraste), et retrouvée près de Nevers. La jeune fille n'avait pas été séquestrée, et elle était consentante. Autre gros mensonge : les accusations contre la prétendue cellule anarcho-autonome (?) de l'« ultra-gauche (?) » : rien de solide dans les accusations médiatiques contre ce groupe, désigné comme le démolisseur de caténaires. Les journalistes désignent sans vergogne des victimes à la vindicte populaire. On est vraiment dans la Propaganda Staffel.
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Pour Y'ahoù?, le symbole du terrorisme ce sont les tours du WTC bombardées
par la secte mythique Al-Qaïda, relayant ainsi le mensonge médiatique.
Les journalistes peuvent survivre grâce à la manipulation des esprits. Les prétendues « informations » qu'ils présentent sont puisées dans des bases de données (textes, images) auxquelles tous les journalistes peuvent avoir accès. C'est ce qu'on appelle la « diversité » de l'information. Et que penseer du silence pudique qui entoure nombre de faits diantrement intéressants ? Journaliste serait-il synonyme d'anesthésiste ?
Les journalistes se distinguent aussi par leur fatuité au sourire crispant, leur pédantisme satisfait, leur nombrilisme béat et une incommensurable faculté de ne pas douter de soi. Mais pour paraître devant des millions de téléspectateurs ébahis, que ne ferait-on pas![]()
Les journalistes ne rédigent jamais ; ils ne font que du copié-collé. Quand ils rédigent, s'ils rédigent c'est avec un instrument spécial, en vente dans toutes les bonnes drogueries, qu'on appelle “ balai à chiotte ”, dont le maniement s'apprend assez vite. Voir Homme (ou femme) politique.
Ils méprisent royalement le français, car gavés d'anglo-saxon, ils transposent tout simplement les termes anglo-saxons en français, sans se donner la peine de les traduire. La langue néo-crétine des journalistes s'insinue ainsi insidieusement dans l'esprit des téléspectateurs et, à terme, risque de façonner une nouvelle manière de penser et de parler. Ce sont les principaux vecteurs du néo-crétinisme (ou de la novlangue). A combattre vigoureusement. Leurs petits frères, les journalistes sportifs (= de sport), ne valent guère mieux dans leur entreprise de démolition du français. Il y ajoutent une incommensurable bêtise par l'emploi abusif de termes anglo-saxons, des tournures de phrases douteuses, et des expressions d'un rare ridicule, comme ...l'équipe A crucifia l'équipe B en inscrivant un nouveau but. Par leur complaisance femelle envers la langue de l'envahisseur, les journalistes sont de véritables 'collabos'. On devrait les tondre.
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Rappel
« Le personnel intervenant à l'antenne est tenu à un usage correct de la langue française, conformément aux dispositions de la loi N° 94-665 du 4 août 1994. Il s'abstient, à ce titre, d'utiliser des termes étrangers lorsque ces termes possèdent des équivalents en français. » Jours (noms des jours) : sentis comme invariables par une partie de plus en plus grande de la population : Je fais partie de ceux qui, tous les vendredi…
Judokate : dans leur frénésie de féminisation à outrance, les journalistes de la french TV disent maintenant une judokate en parlant d'une femme pratiquant le judo. Le mot judoka suffit pourtant. Ces journalistes doivent penser que cela est sans doute la forme féminine de judoka. Les journalistes de la french TV, ou quand les ignares forgent des mots.
Junior : littéralement plus jeune. Cela peut désigner les enfants plus jeunes en effet (comme dans les équipes de sport) ; ou alors selon la mode des tribus anglo-saxonnes, junior, c'est le fils. Voir Boomer, Senior.
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