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Latin : est seulement utile pour lire les inscriptions des fontaines publiques.
Gustave FLAUBERT
(Dictionnaire des Idées reçues : le premier glossaire du néo-crétinisme)




 Lettre F



Façade : synonyme d’avant chez les néo-crétins de l’informatique : 4 ports arrière et 2 en façade (= à l’avant). Une façade, en architecture, c’est tout simplement un côté.

Faire : il y a trente ou quarante ans les professeurs, parce qu’il y avait encore des professeurs, se plaignaient déjà de l'omniprésence du verbe faire, verbe passe-partout.

La tendance ne s'est pas renversée : La Poste condamnée à verser 13.000 euros à une salariée ayant fait 150 CDD. Maintenant les utilisateurs de l'informatique disent je fais Démarrer (pour : je clique sur Démarrer), ou je fais OK (au lieu de je clique sur le bouton OK). Cette schtroumpfisation (un terme peut tout remplacer) du langage est inquiétante, et ce d'autant plus que le nombre des mots employés par les locuteurs modernes se réduit de plus en plus.


Dessin de PEYO (Pierre Culliford)

Fair play : terme de sport ; ‹ beau joueur › en français. Les Anglais, c'est bien connu, sont beaux joueurs quand ils gagnent, mais manquent totalement de fair play quand ils perdent. Au fait comment traduit-on fair play quand il s'agit d'une femme ? Belle joueuse ? Et si elle est moche ? On peut contourner l'obstacle en disant : 'jouer franc jeu'.

Faisabilité : terme élégant et léger signifiant : ce qui est possible de faire, de réaliser : Étude de faisabilité. Les suffixes en -ité, comme ceux en -ance, tendent de plus en plus à se multiplier mais le mot faisabilité semble provenir de l'anglais feasibility = possibilité, dont la réalisation est possible. Laure, assistée de son avocat, et le président du club de La Presse se sont rencontrés en vue d’examiner les conditions de faisabilité du souhait exprimé par la nageuse.

Voir Acceptabilité, Défectuosité, Durabilité, Employabilité, Infectuosité, Payabilité, Pénibilité, Utilisabilité, Vérifiabilité (etc.)

Fake (anglicisme) : montage, faux, feinte, canular ... Cette information sent le fake a pleint nez ! Ne pas confondre avec Faq (voir plus bas).

Faq : l'on trouve cela sur beaucoup de sites internet, dans le sens d'aide, manuel... C'est une « foire aux questions », heureuse traduction du sigle anglo-saxon Faq (Frequently asqued questions). Et une Fac, qu'est-ce que c’est ? Une foire aux cons ? Une foire aux cancres ?

Farines (animales) : produit typiquement anglo-saxon, qui signifie poudres à base de déchets d’animaux. Il ne s’agit donc pas de farines. Rappelons pour mémoire que les farines (poudres) animales ont été la cause principale de la fameuse maladie de la vache folle, made in England. Est-ce pour cela qu'on appelle les Anglais les rosbifs ?

Fashion (prononcer fécheune) : néo- et paléo-crétinisme signifiant 'à la mode' : J’ai refait toute la tapisserie de mon bureau depuis l’installation de la Lightbox Fashion ! Ou alors, entendu de la bouche d'une jeune fille qui parlait d'une chemise : C'est très fashion.

Fast food (prononcer fast foude) : restauration rapide. Cette nourriture (pourriture ?), contrairement à son nom, n’est pas faste du tout, mais a le goût de rien du tout, et fait partie des grands axes de la mondialisation : penser insipide, nourriture insipide, mode de vie insipide. Fast food ou fast foutre ? – mais ici, c’est vite fait, mal fait.

Fatal : grave, sérieux, bloquant. Windows a récupéré d'une erreur fatale baragouine souvent votre ordinateur en mauvais français. Mektoub ! C'est le destin. Et tout le monde connaît les fameux « écrans bleus de la mort », indiquant un grave problème au niveau du système, avec le message laconique : Fatal error, suivi de lignes incohérentes ou incompréhensibles, signifiant que votre ordinateur est en train de merder et il ne sait pas pourquoi. La « fatal error », c'est d'avoir choisi Windaube.

 Fatal error
Fatal error. Un « restart » est nécessaire.

Fax : du latin fac simile (fais semblable) ; le mot télécopie ne se justifie donc pas. Pourquoi avoir adopté fax au lieu de facs (fac simile) ? Peut-être à cause du pacs ?

Fédérer : vraiment très chic, le verbe fédérer qui s'emploie au sens de rassembler, regrouper, réunir. Nicolas Mulot est le seul qui puisse fédérer l'ensemble des électeurs. Fédérer l'ensemble des électeurs, mince, il n'y va pas de main morte ! Avec un substantif fédération : La fédération (union, réunion, fusion) de l’ensemble de vos contacts jusqu’alors présents dans vos répertoires internet et mobile. Et un adjectif : fédérateur. Depuis que Morandini est parti sur RadioSarko, je n’arrivais plus à trouver de concept vraiment fédérateur. Un sujet fédérateur (qui rassemble la majorité des opinions ?) : la baisse du pouvoir d'achat.

Félicitations : traduction du terme anglo-saxon congratulations, et qui signifie tout simplement : merci ou bravo. Félicitations pour l’acquisition de votre programme Micromou. C'est vraiment se moquer des clients que de les féliciter d'avoir acheté une merde.

Féminisation : ou les nouvelles “Précieuses ridicules”. Depuis qu’une Poitou-Charentaise, sous-ministresse à l’Éducation nationale (adieu, l’Instruction publique !), a décrété qu’on devait l’appeler Madame LA Ministre, beaucoup de femmes exerçant telle ou telle profession ont décidé de suivre un si bel exemple, et l’on assiste à l’éclosion de nombreuses féminisations de noms de professions, relayées par les ténors de la presse télévisée : Madame LA juge, Madame LA commissaire, LA caporale Unetelle, UNE écrivaine (écrit-vaine ?), UNE avocate. Lu dans la presse sur internet : Une ex-journaliste d'origine haïtienne, 27ème gouverneure générale du Canada. Dans le même esprit : ... Pamela Melroy, commandante de bord de Discovery, ou bien Il fait la connaissance de Sylvie, séduisante professeure de sciences au lycée local. Mais on trouve : Cet élève, qui a poignardé sa professeur (une professeur ou une professeure ?).

Un journaliste d'A2 commente une image : le chef-comptable ... puis se reprend la chef-comptable a également été mise en examen. Autres citations : Pour la rapporteure Christiane Boudin ... Valérie M., réviseure de textes. Eva X. est une auteure phare des Editions XYZ. Mais : L’assignation vise les deux auteurs de ce livre, les journalistes Ariane C. et Raphaëlle B. Même les journalistes pro-féministes ne savent plus s’ils (si elles) doivent mettre un ‘e’ ou pas.

Il n'y a jamais eu en français des termes comme ‘docteure’ ou ‘auteure’ ou ‘professeure’ : il s'agit là de créations artificielles et aberrantes, exigences fantasques et grotesques de la part de féministes enragées. En quelques années, des mégères néo-crétines prétendent balayer plus de mille ans de français. Même Madame Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, n'a jamais songé à féminiser son titre. L'internaute intéressé pourra lire avec profit son discours .

Pêchée dans Marie-Sombre, cette brillante affirmation : « Girl Power. Les femmes prennent le pouvoir. La femme est désormais un Homme en talon aiguille. » Et l’homme donc ? Une femme à barbe ? On n'est plus très loin des clans féministes nord-américains qui ont banni les mots ‘chairman’ (président) ou même ‘woman’ (femme) car il y a le mot ‘man’ (homme) à l'intérieur. De Coluche, cette citation : « Les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d'être chauves et de trouver ça distingué ».

Autre couillonnade pondue par des féministes enragées (il faudrait les piquer) : la féminisation du terme sans-papiers en sanspapière ! Voir Sanspapière. Dans le même esprit, l'auteur a trouvé la graphie Trouvèresse pour désigner une femme jouant de la musique (le trouvère est un poète). Une apprentie-informaticienne affirme, elle, : Je ne suis pas une as en javascript. En français non plus, apparemment.

Les journalistes, qui n’ont peur de rien, et surtout pas du ridicule, vont jusqu’à féminiser des professions traditionnellement écrites au masculin : UNE top model, UNE mannequin : " Il m'est devenu impossible de retourner dans mon pays ", a expliqué la mannequin. Simple complaisance envers les Chattes de garde (Association féministe, sortant très facilement les griffes), ou ignorance des structures de notre langue ? Autre exemple pêché sur un site internet : mode africaine, mannequins africaines, mannequins noires.

On observe également des accords aberrants, comme : Nous sommes tous et toutes liéEs (sic) à cette idée d’éducation, ou bien agent immobilière (sic ! pourquoi pas agente immobilière ?),

Il règne d’autre part un flou des moins artistiques dans l’accord du mot député au féminin : La députée socialiste Pyralène Ségal ; Madame la Députée, ou bien Madame la Député. Je n'ai aucun droit, je n'ai que des devoirs, a souligné la député. Lu dans deux phrases qui se suivent : " Lors d'une conférence de presse avec la député Césarine Biroteau à l'Assemblée nationale, elle n'a pas voulu revenir sur le sujet devant les caméras. Mais sa « déléguée à l'expression républicaine » (sic) s'est chargée de sa défense. Député (é), mais déléguée (ée).

Les femmes semblent plonger avec ravissement dans le néo-crétinisme. On se demande pourquoi elles ne prennent pas pour féminin d'Adam Adame au lieu d'Ève. Car Adame rime merveilleusement avec dame.

L'on observe cette féminisation dans les œuvres de fiction, où nombre d'héroïnes manifestent une agressivité mâle (films d'action, polars). Dans les derniers films de James Bond, même le « vieux » (directeur de missions) est devenu une « vieille ».

Et pourtant la sous-ministresse sus-mentionnée n'a pas hésité à déclarer le jour de son élection à un Conseil Régional : « La joie m'habite ». Élection ou érection ? Imitation involontaire de Pierre Desproges ? Ou expression à la con ? « Si on féminise tous les corps de métier, quel serait le féminin de chasseur alpin », demandait Thierry le Luron. Au fait, ne va-t-on pas féminiser les noms de famille, comme dans les pays slaves ? Il y aurait des cas embarassants, par exemple pour Madame Dupin. Et puis maintenant, un chanteur à la mode proclame volontiers que « Dieu est une femme ». Ah bon ? Allah aussi ?

 Pierre Desproges 
La joie m'habite
L'auteur propose comme féminisation des termes de profession la finale -esse (sur le modèle : prince, princesse ; duc, duchesse ; comte, comtesse ; dieu, déesse ...) : fonctionnairesse, jugesse, gouverneuresse, doctoresse (mais cela existe déjà), avocatesse, ministresse, autoresse, caporalesse, commissairesse, mairesse ... C’est lourd, oui, mais ça au moins – c’est français.

Les femelles d’animaux, elles, n’ont pas droit en général à un féminin : un crapaud femelle, un singe femelle, un jaguar femelle. Pêché dans Yahoo : « Un requin femelle a donné naissance sans rapport sexuel préalable ». Une requine ne se dit pas. Dommage, car elle est coquine, la requine.

Enfin, en contrepartie, les associations féministes ont exigé que les ouragans, qui portaient traditionnellement des prénoms féminins, portent également des prénoms masculins. Pourquoi ne pas dire, par exemple : « Le tempête Gustav a fait de nombreux ravages » ? Peut-être vont-elles aussi exiger que les Érinyes, les Moires, les Furies soient également masculinisées ?

Peuvent aussi être considérées comme féminisations néo-crétines les aposrophes du type : « Françaises, Français ! » ou bien « Parisiennes, Parisiens ! ». Les simples “Français” ou “Parisiens” englobent les deux genres. Pourquoi ne pas dire dans ce cas : « Belges, Belges, Bulgares, Bulgares, Russes, Russes ! » ?

Liste des principaux titres, situations et fonctions que les néo-crétins tiennent absolument à féminiser (avec ou sans -e final pour les mots se terminant par -eur) :

•  l'auteure
•  la commissaire
•  la consule
•  la député ou la députée
•  l'écrivaine
•  la gouverneure
•  la juge
•  la maire, ou la mairesse (normalement mairesse, c'est la femme du maire)
•  la ministre
•  la préfète, la sous-préfète
•  la procureure
•  la proviseure
•  la professeure
•  variante : la professeure des écoles (double néo-crétinisme)
etc.

Autres féminisations, nettement plus discutables :

•  la mannequin
•  la médecin
•  la membre (membre est toujours masculin, comme le membre viril)
•  la témoin
etc.

Féminisations possibles, mais bizarres :

•  la metteuse en scène
•  la prédécesseuse
•  la précurseuse
•  la successeuse
etc.

L'auteur propose aux éventuels lecteurs de prendre connaissance d'une conférence, donnée il y a une dizaine d'années par un des ses amis, surnommé « le Gaulois », sur le sujet épineux de la féminisation des termes.

Féminisme : une mise en pratique de la correction politique, c'est d'attribuer un poste dans une société ou dans un organisme, – voire au gouvernement, non pas en fonction des compétences d'une personne mais en raison de sa provenance sociale, de son sexe etc. C'est ainsi que nombre de postes sont attribués à des personnes simplement parce qu'elles sont noires, ou parce que ce sont des femmes, pour respecter certains quotas. Femmes, réjouissez-vous ! Avant, vous étiez des femmes, maintenant vous n'êtes plus que des quotas. C'est une grande victoire du féminisme politiquement correct.

Les lobbies (groupes de pression) féministes tapent sur tout ce qui pourrait porter atteinte à la femme ou à l'image de la femme (discriminations, femmes battues, excision etc.), ce qui est en soi une bonne chose. Par contre, il semble qu'il y ait un grand silence en ce qui concerne les familles polygames venues d'Afrique, et les mariages forcés, dénommés respectueusement tradition. Et N. Sarkozy a pourtant déclaré : « Il n’y a pas de place en France pour la polygamie, pour l’excision, pour les mariages forcés, pour le voile à l’école et pour la haine de la France ».

Féministe : espèce animalement correcte. Peut, hélas, se reproduire, car généralement pourvue d'ovaires. Les Chattes de garde en sont un exemple.

Fenêtre : laps de temps idéal. Semble initialement venir de l’astronomie : Pour lancer la fusée sur Saturne, on dispose d’une fenêtre de 2 heures. L’usage s’est de plus en plus répandu : Il faut retracer ses activités durant cette fenêtre de 4 heures.

Fenêtre : en informatique, désigne un cadre qui s’affiche sur l’écran, et dans lequel s’inscrivent des données (texte, image…). Un célèbre système de gestion informatique tire son nom du mot anglais window (fenêtre) ; il est tellement bogué (mauvais) qu’il est vrai qu’on peut le jeter par la fenêtre. Beaucoup de personnes, connaisant peu l’informatique, disent ‘tableau’. Ces mêmes personnes disent souvent ‘allumer’ une fenêtre pour l’ouvrir, et ‘éteindre’ une fenêtre pour la fermer (1).

Ferment : c'est nouveau, ça vient de sortir. Un doudou (peluche pour enfant) peut maintenant être un ferment. Mais un ferment de quoi ? Ferment révolutionnaire ? Ferment actif ? Ferment du terrorisme ? Ferment divin ? Un doudou ferment serré dans ses bras, l'enfant a été questionné à la barre pendant près d'une demi-heure par le président de la cour (actualités Yahoo, 01.11.2008). A remarquer l'absence de trait d'union entre doudou et ferment. Il faut lutter fermement contre de tels abus de langage.


Il faut remarquer que l'enfant a été questionné (interrogé). Lui a-t-on donné la question ? (2)

Fertiliser : s’emploie désormais à la place de féconder. A donné une multitude de dérivés : une femelle infertile, son mari est infertile (= stérile). On dit maintenant fertiliser un terrain, au lieu de répandre de l’engrais. Nos vulgaires engrais sont devenus des fertilizers (fertilaïzeur), sans doute plus efficaces – pour polluer. Ces fertilizers sont une importation frauduleuse de l’anglo-saxon. On se demande ce que font les douanes.

Festif : adjectif semblant provenir de l'anglo-saxon : qui a rapport aux fêtes, qu'on offre ou sert durant les fêtes : volaille festive (je ne pense pas qu’elle soit à la fête, la volaille), ambiance festive (mortellement ennuyeuse). Prend parfois simplement le sens d’agréable, jouissif : l’eau, c’est pas très festif. Cet adjectif est très en vogue, surtout durant toutes les fêtes sur commande (Noël, St Valentin, Fête des mères etc.) qui ne sont que le produit du marketing.

Fêtes : moments de liesse familiale ou populaire obligatoires et ‘politiquement corrects’, au cours desquels l’on est prié de dépenser ses sous pour faire des cadeaux ou aller au restaurant : Noël, 1er de l’An, St Valentin, Fêtes de Mères, Fête des Pères, Halloween… Le néo-crétinisme national ou mondial a ajouté à cette liste la Fête des Secrétaires (curieusement, il n’y a pas la Fête des Patrons), la Fête des Grands Mères, la Fête des Voisins… Et évidemment, l’ambiance ne saurait être que festive. Il n’y a plus de saints du calendrier, il n’y a plus que des occasions imposées par le marketing et les marchands de pizzas. Voir plus haut Festif.

Feu (faire long ~) : s’emploie de plus en plus fautivement dans le sens de ‘ne pas durer longtemps’ : Les secrets de la « nouvelle » émission de TF1 n'auront pas fait long feu. Rappel : ‘faire long feu’ se dit d’une mèche ou d'une amorce qui met longtemps à brûler, et ne déclenche rien.

Feuille de route : mot emprunté au vocabulaire militaire : tout simplement synonyme de 'plan', 'guide', 'objectif' ou 'mission' dans le langage des journalistes ou hommes politiques mondialisés. La feuille de route pour l'instauration de la paix au Moyen-Orient. Ces plans, apparemment, sont d'une totale inefficacité. On peut même trouver sur les sites à la pointe du néo-crétinisme au lieu de « guide, catalogue » le mot anglo-saxon roadmap « Notre confrère MachinTech vient de publier la roadmap très complète des processeurs Intel qui devraient débarquer sur le marché avant la fin de l'année... »

Fight (prononcer faïtt) : affrontement ou combat de rue entre groupes rivaux. Les journalistes de la french TV, relatant ces combats n'emploient que le terme fight. C'est vraiment la faillite du français.

Fil (thread [prononcer ssred ou à peu près] en anglo-saxon) : ce fil-là n’a rien à voir avec les fils d’araignée, même si c'est sur la toile d'internet ; c’est un thème ou un sujet de discussion, avec une suite de commentaires, dans les forums sur internet. Le fait de saturer le forum sous un grand nombre de fils traitant du même sujet a pour effet de décourager les intervenants. A donné des stupidités du genre : « A la demande de l'auteur je clos ce fil [je ferme le débat, le sujet] ». Un grand journal gothique du soir n'hésite pas à écrire : Accédez à plus de 70 fils de dépêches textes et vidéo. Pourquoi textes au pluriel et vidéo au singulier ? Voilà qui est singulier…

File (prononcer faïle) : ce n'est une file, mais un fichier en anglais. Dans vos ordinateurs le système Windaube, même francisé, affiche avec obstination Program files, au lieu de Programmes. Il se fiche de nous, sans doute.

Filet (monter au ~) : aller de l’avant, attaquer, se montrer déterminé, agressif ... " Dans cette campagne, je monte au filet, parce que, quand le temps est mauvais, le rôle du commandant c'est de monter sur la passerelle " (JM Le Pen). Difficile de concevoir un commandant de bord monter à la fois sur la passerelle et au filet. Mais les politiques, me direz-vous, sont capables de tout pour réussir, – même d’une bonne action.

On a dans le même registre populaire ou sportif : monter au créneau, descendre au charbon...

Fille mère : en parler néo-crétin, c'est devenu « mère célibataire », – même si celle-ci vit en couple. L'expression fille mère était peut-être jugée trop dégradante ou insultante ??? Il existe de même maintenant (égalité des droits oblige) des pères célibataires.

Final (utilisateur ~) : se dit d’un utilisateur ou d’un acheteur tout court. Pourquoi final ? Le pluriel est vraiment délectable : Les fournisseurs d'accès peuvent donc proposer à leurs clients finaux des tarifs ADSL bien plus bas. Ce produit n'est pas destiné aux utilisateurs finaux. Finaux ou finauds ? Les informaticiens prennent les utilisateurs pour peu finauds. Lu dans une notice technique : l’utilisateur final initial (sic). Peut-être y a-t-il aussi des utilisateurs initiaux finaux ? Importation frauduleuse et stupide de l’anglo-saxon end user.

Finaliser : ce joyeux barbarisme est employé dans le sens de finir, terminer, achever, parachever, accomplir, compléter, parfaire, mener à terme etc. par les néo-crétins qui aiment, pour une raison totalement inconnue de la logique ordinaire, compliquer les termes. Il s'agit en fait, vous l’aviez deviné, d'un anglo-saxonnisme. Une fois la disquette finalisée (terminée), appuyez sur n'importe quelle touche. Ou bien : Votre commande vient de passer en réalisation. Elle sera finalisée (achevée) dans les plus brefs délais sous réserve de faisabilité (si cela est faisable, possible).

Finissant, finissante : apparemment il s’agit d’un étudiant qui vient de terminer un cycle d’études. La doyenne du département d'éducation de l'Université a refusé de donner à la finissante son diplôme.

Fins : buts, desseins. A toutes fins utiles... Peut aussi faire l’objet d’une formulation bizarroïde : « Pour les fins d’un éclairage complet … (dans le but d’apporter un éclairage complet, pour un éclairage complet) » (AV)

Fitness : sorte de gymnastique, qui se préoccupe de la santé du corps. A énormément de prolongements commerciaux, car la santé, surtout en ce qui concerne la minceur, est un créneau porteur : alimentation, vêtements, culture physique ...

Fixer : actuellement, on ne neutralise plus un incendie, on ne le circonscrit plus, on le fixe, comme par exemple dans cette dépêche d'agence : « Marseille: incendie fixé à l'entrée du massif des calanques, 60 hectares brûlés ». De même que dans le jargon informatique, on fixe des virus, c’est-à-dire qu’on les neutralise et les supprime. Cela semble provenir du patois anglo-saxon. Également dans le langage populaire : On se fixe ! (Ne bougez pas !)

C'est plus rapide, plus facile à prononcer, et de plus (principe néo-crétin ou novlanguais) : un mot remplace plusieurs idées. Économie neuronale.

Flash (prononcer flache) : « éclair » en anglo-saxon. Ça peut être le flash d’un appareil photo, ou bien un éclair d’intuition (avoir un flash). Ce peut aussi être une info très brève. Le langage néo-crétin a, voyez-vous bien, de ces fulgurances…

Flasher (prononcer flaché) : ce néo-crétinisme s’emploie dans le sens de : avoir le béguin pour, avoir un coup de cœur pour. J’ai flashé sur cette voiture. Les jeunes disent maintenant kiffer. Sans doute parce qu’ils se bourrent de kif (haschish).

Flashy (prononcer fla chie) : se dit d'une couleur vive. Cet adjectif, tiré de l'anglo-saxon, reste invariable, même au féminin ou pluriel : une couleur flashy, des couleurs flashy. Couleur vive ne suffisait pas ?

Flexible, flexibilité : bravo les néo-crétins ! La flexibilité est la possibilité de s'adapter à n'importe quel emploi, surtout s'il est mal payé. Et d'un employé flexible, on peut dire : « Courbe le dos (devant ton employeur), fier si cambré » (Sicambre, normalement, mais si cambré va beaucoup mieux ici).

Dernière trouvaille des néo-crétins de l'économie : la flexi-sécurité, qui est définie comme « davantage de souplesse lors de l’embauche et du licenciement pour l’employeur et, d’autre part, l’assurance pour le salarié de conserver tout ou partie de ses droits ». Une façon supplémentaire d'arnaquer les salariés.

Flipper (de l’anglo-saxon to flip : perdre la boule) : être en désarroi, ne plus savoir que faire. Ce type-là, il est en train de flipper. Pour les amateurs de séries de télévision, ce la n'a rien à voir avec Flipper le Dauphin.

Flirter : ce verbe, venu du français 'fleureter' (conter fleurette), est devenu synonyme de : être proche de. Les températures diurnes qui flirtent avec les 50° C à Bagdad ne chutent que très peu la nuit. Style journalistique discutable, vu l'atmosphère prêtant peu à la bagatelle régnant à Bagdad (juillet 2007). Voir Tutoyer.

Flyer (prononcer flailleur) : propectus, tract, affichette, dépliant, plaquette, carton d'invitation,. Le vocabulaire français est tellement pauvre que ce mot s'imposait.

F M : dire d'eux qu'ils sont partout : banque et finance, politique, institutions nationales et internationales, et même dans les transports parisiens (RER = Rite Ecossais Rectifié). Il faut gloser gravement et savamment sur le complot judéo-maçonnique. Mais ils sont très unis entre eux.

Fonctions (les ~ du langage) : on en distingue trois principales.
  • la ( f ) conative : c'est la fonction du langage qui vise à faire réagir le destinataire du message, à déterminer ou modifier son action ou son comportement. La publicité (réclame), les journalistes et les politiques se servent abondamment de la ( f ) conative du langage, souvent utilisée avec l'impératif : Goûtez et vous en redemanderez !, Sachez maintenant que..., ou Votez pour moi ! ou encore Votez utile ! On prend les citoyens pour des cons en leur assénant des vérités discutables, des suggestions insistantes (matraquage publicitaire).
  • la ( f ) émotive. La fonction émotive, ou expressive, du langage est centrée sur l’émetteur. Elle manifeste des émotions ou des sentiments. L'emploi de points d'interrogation ou d'exclamation (écrit), d'intonations (oral) et un certain manque de structure de la phrase sont caractéristiques de cette ( f ). Émilie, je euh , ah !, je ... je t'aime, ou bien Oui, Monsieur le Directeur, je euh, je comp..., je suis tout à fait d'accord avec vous. Le manque de culture des néo-crétins, leur peu de maîtrise de la langue, tout cela va souvent dans le sens de la ( f ) émotive.
  • la ( f ) cognitive : la fonction cognitive est la fonction qui valorise le contenu du message. On parle ou écrit pour dire quelque chose (textes techniques et scientifiques). Cette ( f ) est de plus en plus rare, car elle exige structure, clarté et précision.
A ces trois ( f ), on peut rajouter d'autres (cf Roman Jakobson)
  • la ( f ) poétique : c'est la sauce qui fait passer le plat. Plus la sauce est riche, meilleur est le plat (message).
  • la ( f ) métalinguistique : c'est le code ou langage.
  • la ( f ) phatique enfin, destinée à assurer et maintenir le contact, souvent avec des trucs destinés à attirer l'attention (jingle publicitaire, indicatif musical...)
Fonctionnaire (féminin : Fonctionnairesse) : synonyme de parasite. Au temps de Louis XIV, il y avait 11.000 fonctionnaires et les lettres de Paris à Versailles mettaient deux heures pour parvenir à leur destinataire. Il y a maintenant 5.200.000 de fonctionnaires (), et les lettres de Paris à Versailles mettent deux jours pour arriver à leur destination – quand elles y arrivent. C'est le progrès. Le monde moderne développe le secteur tertiaire (les services), dont les fonctionnaires et les fonctionneresses sont les représentants privilégiés. « Les fonctionnaires sont un petit peu comme les livres d'une bibliothèque. Ce sont les plus haut placés qui servent le moins... » (Georges Clemenceau).

() dont 2.400.000 à l'Éducation Nationale, soit presque la moitié.

Fonctionnaires européens : encore plus incapables et irresponsables que nos fonctionnaires nationaux, mais ils touchent – en raison de cela – des salaires 3 ou 4 fois supérieurs. Ces « fonctionnaires » (dont les neurones fonctionnent décidément mal) décident tel jour de d'obliger les paysans à mettre 10% de leurs terres en jachères, puis tel autre jour, en raison de la baisse énorme et subite de la production de céréales, les obligent à cultiver leurs jachères etc... C'est dommage qu'on ne puisse pas leur interdire de se reproduire.

Fonctionnalité : chez les néo-crétins informatisés, synonyme tout simplement de fonction. Cette nouvelle fonctionnalité de l'application = cette nouvelle fonction du programme.

Fondamentaux : l'auteur ne sait pas trop ce que ça veut dire. Acquisitions fondamentales ? Bases ? Principes fondamentaux ? Valeurs vraies ? Entendu de la bouche d'un ministre de l'Instruction publique : « il faut faire en sorte que l'élève qui y rentre [ à l'école ] ait les fondamentaux (?) ». Lu sur une page internet : Dans le cadre d'une réflexion sur les fondamentaux (?) en classe de terminale, impulsée par l'Inspection Générale de Sciences économiques et sociales... Tout cela est fondamentalement inepte.

Football (terme anglo-saxon, prononcer fouttbôle) : jeu de ballon, que l’on pousse avec les pieds ou parfois avec une autre partie du corps : torse, tête – sauf les bras ou les mains. Ce sport éminemment ridicule, symbole du néo-crétinisme (l’auteur sent qu’il se fait beaucoup d’ennemis), monopolise des temps d’antenne considérables, qui seraient mieux utilisés pour des programmes culturels. Considéré comme un moyen d’expression et de libération des classes défavorisées, il met en jeu des masses d’argent colossales, contraste étonnant et choquant avec l’humble provenance et le niveau intellectuel de ceux qui le pratiquent ou le soutiennent. Les joueurs professionnels sont payés des fortunes, les billets pour des matches (rencontres) importants se négocient à prix d’or. Les joueurs professionnels sont partie intégrante du phénomène mondialiste en raison des transferts dont ils font l’objet, – transferts négociés très cher. Lors d'une rencontre, une bombe agricole est lancée, un pompier perd deux doigts, mais on joue quand même le match. On voit où se situent les véritables intérêts du foot : le fric avant tout.

 Jeu favori des néo-crétins
On peut dire que le football occupe de nos jours la place qu’avaient les jeux du cirque chez les Romains, sans doute avec la même violence. Car maintenant football est souvent synonyme de fric et de violence, mais par forcément de sport. Quant au jeu lui-même … A noter qu'un joueur de football se dit un footalleur, mais qu'un joueur de rugby se dit un rugbyman. Pourquoi ? Voir Coach, Sport, Supporter, Supporteur.

Formater : terme utilisé en informatique et dérivé du français 'format' : on formate un disque dur, une disquette, c’est-à-dire qu’on met en forme un support numérique pour pouvoir y inscrire des données. Est devenu dans la langue des néo-crétins synonyme de : former, conditionner, structurer, façonner, mettre en forme : formater la pensée. A donné aussi le déterminatif préformaté : prédéfini dans un cadre donné. Se rencontre parfois avec deux 't' : formatter. Utilisation bizarre, à définir : mais mon ecran formate (met en forme ?) les sentiments. Voir Propaganda Staffel, Sachez.

Forum : site (page) internet qui consacre une tribune libre à tel ou tel thème. Vous trouverez sur ce site internet un forum dédié à la Wifi (voir ces mots). Les Anglo-Saxons disent newsgroup. Les habitués des forums sont appelés forumeurs et forumeuses : ... « pseudo d'une forumeuse feministe dans les forums du 'Figaro' ».

On parle, on échange de plus en plus dans les forums. L'anonymat relatif de la chose favorise sans doute ce phénomène. Et de plus, comme on n'a plus le droit de se réunir dans un bistrot pour se réunir autour d'une table et parler en fumant, il faut bien que les néo-fascistes au pouvoir permettent au brave peuple de se défouler.

On peut cependant reprocher aux forums une uniformité de présentations, aux couleurs le plus souvent tristounettes, sans doute dues à des programmeurs médiocres ou politiquement corrects. L'emploi abusif du patois anglo-saxon y est également agaçant.

Voir la rubrique Modérateur et la note (4) de la lettre « M ».

Foulard (islamique) : partie vestimentaire des femmes musulmanes. Ce foulard est fait pour montrer qu’on est musulmane, autant que pour cacher qu’on est une femme. En parler déclenche en général les foudres des partis islamistes et des ligues anti-racistes (qui mêlent joyeusement racisme et religion). Le fait de réduire la religion à un bout de chiffon n'est pas un signe de très haute spiritualité.

Foulard (jeu du ~) : jeu à la mode chez les jeunes, qui consiste à réaliser un étranglement seul ou à plusieurs, dont le but est de vivre une expérience forte, et de connaître des sensations nouvelles. Ce jeu imbécile est répandu dans le monde entier et semble-t-il depuis longtemps. ‘Conduite à risque’, ‘pulsion suicidaire’, volonté de relever un défi envers soi-même ou de la part des autres (t'es pas cap !) ? En tout cas, expression d'un néo-crétinisme pervers et mortel. Je suis maman j'ai presque 40 ans [2005] et j'ai joué a ce jeux idiot du foulard quand j'étais ado (très souvent) sans avoir la moindre idée de sa dangerosité, avoue naïvement une mère de famille.

 Mieux que le jeu du foulard !
Une variante du jeu du foulard
par le dessinateur CHIMULUS
Le site de Chimulus

Fracture (sociale) : fossé séparant une certaine tranche socialement intégrée de la population d'une autre moins intégrée ou composée d'exclus. C’est devenu le cheval de bataille de la plupart des politiciens. Ces difficultés, ces drames, cette fracture sociale qui menace de s'élargir en une fracture urbaine, ethnique et parfois même religieuse, ne sont pas des fatalités.

Mais le novlanguais 'fracture' s'applique maintenant à nombre de domaines, et beaucoup de gens se plaignent de fractures diverses : fracture numérique = inégalité face à l'informatique et à internet (La fracture numérique s'accroît entre les pays européens), fracture de l'information (peu ou pas d'accès à l'information), fracture coloniale (héritage du colonialisme : problème d'intégration, de « ghettoïsation » ...), fracture des qualifications (inégalité des chances pour obtenir un diplôme) etc. Avec un verbe fracturer (casser, détruire), non pas une porte ou un coffre-fort : le Mexique fracturé après les élections, Globalisation et progrès technique se liguent pour fracturer les contrats sociaux nationaux... Doit-on créer un service traumatologie sociale ?

Français (nationalité) : vaste foutoir sous lequel on englobe des tas de gens : Français de souche, Arabes, Noirs, Jaunes, métis. Les distinctions de races et de couleurs ne sont pas politiquement correctes ni juridiquement admises. On range donc dans la catégorie « Français » toutes sortes de personnes. La psychologie des bien-pensants est simple : ils n'ont pas la même couleur de peau que nous, ils ne mangent pas comme nous, ils ne s'habillent pas comme nous, ils n'ont pas la même histoire ni la même culture que les nôtres, ils ne parlent pas la même langue que nous, ils ne croient pas au même Dieu que nous, – donc ils sont Français. C'est ainsi que lors du procès d'un terroriste arabe aux Étazunis, TOUS les journalistes de la french TV ont parlé de lui en disant « le Français Z. M. »

Français (langue) : langue devenue trop subtile, trop compliquée et trop riche pour rendre le vide caractéristique de la novlangue, et de plus en plus remplacée par le globish ou le charabia chez les néo-crétins du journalisme, du patronnat, de la politique ou de la publicité. Voir Bien-pensance, Charabia, Mots interdits, Politiquement correct.

France : pays d’Europe occidentale, appartenant désormais à la Zone euro. La langue officielle de la France est le français et la moitié au moins des habitants de la France parlent français. Mais on trouve aussi d'autres langues : le charabia (surtout chez les informaticiens), le sabir, le volapük, le frangliche, le globish, la langue administrative, la langue fondamentale, la langue naturelle, la langue féminisée, la novlangue, la langue texto, les arabismes banlieusards et une foultitude d'argots.

Franco-français : niaiserie de langage, reprise abondamment par les journalistes de la french TV et signifiant simplement : typiquement français, strictement français. Les querelles franco-françaises sur la retraite. Les pays étrangers en sont dispensés ; il n'y a pas en effet de querelles américano-américaines sur les fonds de pension.

Francophobie : sentiment anti-français. Beaucoup d'associations luttant contre le racisme et la discrimination manifestent ouvertement leur francophobie, de même que les jeunes issus de l'immigration, quand ils sifflent la Marseillaise ou le drapeau français.

Frappe (chirurgicale) : cette expression, abondamment et abominablement utilisée par les militaires et leurs agents de propagande (les journalistes), fait propre, beau, aseptisé, mais en fait c’est aussi imprécis et meurtier que les anciens bombardements. En français normal : bombardement précis (en théorie), bombardement ciblé.

A donné le verbe néo-crétin frapper, dans le sens de 'bombarder' : L'aviation turque a frappé une cible rebelle kurde dans le nord de l'Irak. On peut dire que les décideurs militaires sont de petites frappes.

Fraternité : dans nos 'démocraties', impression illusoire que tous les citoyens sont frères, qu'ils appartiennent à la même et grande famille, qui est La République Française. En fait, à cause de tous les rejetés, les exclus (= pauvres, démunis), de ceux qui sont victimes du racisme, ou de toutes sortes de ségrégations, cette fraternité n'existe qu'entre ceux qui partagent les mêmes richesses, ou à la rigueur ches les F:. M:. Voir Égalité, Liberté.

Free lance : anglicisme inutile et qui signifie ‘à son compte’, 'indépendant'. Travailler en free lance (freelance signifie normalement ‘pigiste’).

Fréquences vocales : pourquoi ce type de téléphone (qui fait des petites notes de musique quand on tape sur les touches) est-il dit à fréquences vocales ? Parce qu’elle utilise la gamme de fréquence dans laquelle se situe la voix humaine : de 300 à 3500 Hz. Un téléphone à fréquences vocales produit des notes dans cette gamme pour effectuer une numérotation plus rapide et plus efficace que les téléphones à cadran (à impulsions). Essayez le numéro 01 11 23 21 32 21. Si vous reconnaissez la musique (ça ne vous dit rien, « La vengeance d’une blonde » ?), vous utilisez la numérotation à fréquences vocales.

Frontal : en frontal : en face, devant (néo-crétinisme informatique).

Fuck (prononcer feuk) : mot omniprésent en anglo-saxon, au même titre que merde ou putain en français. Le mot est à rapprocher de l’allemand ficken (baiser), mais il y a une étymologie plaisante – bien que hautement fantaisiste –, que l’auteur retient volontiers parce que ça l'arrange. Sous le règne d'Henri VIII, la population anglaise avait dramatiquement diminué à cause d’épidémies ou de guerres. Henri était inquiet pour l'avenir de son pays. Il s’aperçut qu'il y avait nombre d’hommes et de prostituées dans ses prisons. Il organisa alors des rencontres entre eux pour repeupler son pays. On a appellé ces rencontres : Fornication Under Consent of the King, d'où le mot fuck. Plus de la moitié des Anglais descendraient donc de putes ou de criminels, ceci expliquerait l’esprit anglo-saxon.

Fun (prononcer foehn) : tout ce qui est drôle, amusant. Pour le fun : pour s’amuser, pour rire. Cet été, faites le plein de fun, peut-on lire sur un magazine. Emprunt inutile aux tribus anglo-saxonnes.






(1) Une distinguée poitou-charentaise a, elle, bien déclaré : « Une grande voix s’est éteinte... » au lieu de : « Une grande voix s’est tue... » en parlant de la mort d'Aimé Césaire. Peut-on parler ici d'une extinction de voix ?        Retour

(2) La question faisait partie, au Moyen-Âge, des rituels de torture pratiqués par les juges.        Retour



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