Employabilité : qu'on peut employer, embaucher ; embauche. ...
l’institution scolaire proprement dite n’aura plus qu’à assurer la socialisation des jeunes et à leur inculquer, non plus essentiellement des savoirs, mais des compétences devant garantir leur employabilité et leur adaptabilité. Jeunes, vous avez compris : avant vous étiez de la chair à canon, vous êtes dorénavant de la chair à patrons.
Voir
Acceptabilité,
Défectuosité,
Durabilité,
Faisabilité,
Infectuosité,
Payabilité,
Pénibilité,
Utilisabilité,
Vérifiabilité (etc.)
Émuler : en informatique, c'est imiter, simuler, donner les caractéristiques de, rendre semblable à, être la copie de, reproduire ... avec le substantif : émulation. Carte d'émulation minitel : qui permet d'avoir les fonctions d'un minitel. L'emploi de ces termes (émuler, émulation) par les informaticiens révèlent leur manque total de culture française.
En français normal, un émule est un rival, quelqu'un qui essaye de faire aussi bien, sinon mieux que quelqu'un d'autre. Étymologiquement, émule remonte à une racine signifiant combat, dispute, rivalité. Et l'émulation est « la noble ambition d'égaler ou de surpasser quelqu'un ». Mais avec l'informatique, on est bien loin de la saine et noble émulation ou rivalité. Surtout quand ça dérive tout droit du patois anglo-saxon.
Encablure (environ 185 mètres, 1/10 de mille marin) : une mesure surtout utilisée pour les distance en politique. Mais "l'état-major" de la candidate - une vingtaine de proches collaborateurs - s'est installé à quelques encablures [de la rue de Solférino], dans 300 mètres carrés de bureaux situés sur le boulevard Saint-Germain. Le boulevard Saint-Germain est-il considéré commme une voie navigable ? Qui va se noyer ? (écrit en 2006). Entendu à la télévision (A2, 1er mai 2010) « L'île de Guernesey n'est qu'à quelques encablures de la France ». Étant donné que Guernesey est à quarante kilomètres des côtes normandes, ça en fait beaucoup, des encablures (environ 216).
Enculer, enculé : le verbe
enculer, qui veut dire sodomiser, et son participe passé sont en passe de devenir des termes d’insulte des plus banals, et de nos jours un
enculé n'est qu'un
salopard, une pourriture ou une ordure, bref un être envers qui on n'a que du mépris. On peut traiter d'
enculé n'importe qui, dont on est très mécontent, ou dont on désapprouve fortement la conduite etc. sans qu'il y ait une allusion stricte à ses mœurs ou ses préférences sexuelles. Ce n'est donc plus du tout une insulte anti-homo (on peut aussi enculer une femme) ou contre les sodomisé(e)s. Par exemple, quand l'Assemblée du Peuple vote au nez et à la barbe des Français l'adoption du Traité de Lisbonne (= Constitution de l'Europe) en février 2008 malgré le NON des Français à ce traité, ont peut en déduire que les représentants du Peuple ont
enculé (trompé, floué, trahi,
baisé) le Peuple. On peut aussi dire que les représentants du Peuple sont des
enculés (des pourris, des individus sans foi ni loi). Synonyme coluchien :
enfoiré. Cf le mot de JFK (J-F Kahn) : «
Aujourd'hui, on peut dire « bite » et « enculé » même au cours d'un dîner mondain, mais vraiment on ne peut plus dire « prolétaire » ou « lutte des classes ». Foutrecul ! Voir
Con,
Pute.
Con et
enculé font partie de ce qu'on pourrait appeler le 'vocabulaire des orifices'.
Énergiser : emprunt inutile à l'anglo-saxon, dans le sens de 'donner de l'énergie, 'dynamiser', 'fortifier', 'stimuler', 'tonifier' etc. Une page internet vous propose ainsi d' Energiser et [de] fidéliser votre capital humain (sic) : votre culture fait votre différence (re-sic).
Enfance :
une maladie dont on ne guérit jamais (Frédéric Dard). Voir
Mort,
Vie.
Enfant : concept à la mode, et donc néo-crétin, auquel il est interdit de s'attaquer. Il semble qu'un enfant ne soit pas simplement un enfant, mais un enfant-roi, une entité quasi-angélique voire quasi-divine, ayant par conséquent tous les droits. Comme s'il était supérieur à un adulte. L'idolâtrie que manifeste notre société aujourd'hui (l'enfant est sacré, l'enfant est tabou, l'enfant est roi) est en soi une forme de
pédophilie. Si un fait divers concerne des adultes, ce n'est
que tragique. S'il touche un enfant, alors là c'est la
déferlante d'émotions ou d'indignations selon la nature du fait divers (simple gifle, accident, disparition, viol, assassinat). Ce genre de réactions émotives épidermiques est fortement entretenu par les média, qui n'hésitent pas à en faire leurs choux gras de façon tout à fait indécente. Toucher à un enfant est devenu un
tabou absolu, avec le viol et le racisme. Un enfant, c'est sacré. L'assassinat d'un enfant semble être le crime contre lesquel beaucoup de bien-pensants réclament le rétablissement de la peine de mort.
Par contre, si on assassine un MBH (homme Mâle Blanc Hétéro), aucune chance qu'on en parle. Curieusement, si des populations non-chrétiennes marient contre leur gré des fillettes de 13 ans, cela ne semble soulever que de vagues protestations de la part d'associations bien-pensantes.
Quand on sait que des enfants de plus en plus jeunes agressent des citoyens ou leurs professeurs, se permettent de critiquer ou d'insulter leurs parents, l'on ne peut que rester pantois, et se rappeler la phrase de Freud sur le « polymorphe pervers » (un vrai petit monstre). Qui n'a jamais vécu, enfant, les persécutions de ces aimables petits
salauds ?
Comme preuve du fait que les enfants sont naturellement bons, un jeu tout beau tout nouveau, celui du « petit pont massacreur ». Le petit pont massacreur est un jeu amusant qui consiste à envoyer un objet entre les jambes d’un autre enfant, et une fois l’objet passé entre les jambes, tous les autres chérubins se jettent sur lui en le rouant de coups de pied et de coups de poing. Une fois l'enfant à terre, tout le monde s’en va. C’est un jeu auquel les jeunes se livrent pour passer leur fantaisie sur quelqu'un de plus faible qu’eux. Comme une bande de chiens enragés avec un morceau de viande à dévorer. «
Je n'aime pas les enfants ni grands, ni petits, ni moyens », déclarait un auteur du XIIIe siècle. Nous sommes bien d'accord avec lui.
Voir
MBH,
Pédophile,
Publicité,
Tradition.
Enfant (bis) : «
Il n'y a plus d'enfants ». La preuve ? Le terme « infanticide » a disparu du code pénal. On parle aujourd'hui d'«
homicide aggravé sur mineur de moins de quinze ans » (sic). Curieusement, pour l'auteur, un enfant n'est pas un mineur de moins de quinze ans. Ça reste un enfant, un point, c'est tout. Voilà un processus de masquage, de gommage, d' « invisibilisation » particulièrement criminel. Aussi criminel que l'
infanticide lui-même. Notre société
politiquement correcte est championne de crimes envers la langue.
Enregistrer : inscrire, régler. Enregistrez votre copie du logiciel. Importation frauduleuse de l'anglo-saxon.
Énorme : adjectif à la mode, et qui doit signifier : super, formidable, extraordinaire, extra, étonnant, stupéfiant, incroyable, époustouflant ... (c'est pratique, ces mots qui signifient mille choses à la fois !) Et, évidemment, l'accent tonique est sur la première syllabe, comme dans le parler hystéroïde moderne : c'est énorme ! Un distingué foutballeur, dans sa conversation, ne le prononça pas moins d'une fois toutes les phrases. Il doit avoir un QI énorme.
Enregistrer (s'~) : s'inscrire, souscrire. Après l'achat de votre logiciel, n'oubliez pas de vous enregistrer. On trouve parfois la graphie registrer, directement issue du patois anglo-saxon : Registrez-vous dès maintenant ! (= inscrivez-vous).
Enseignant : synonyme de professeur ou quelque chose de ce genre. Quant aux anciens ‘instits’, qui étaient une véritable institution de la République, ils ont voulu devenir des ‘professeurs des écoles’. Le changement de statut et l’immense progrès réalisé par cette nouvelle appellation sont étourdissants : plus personne ne veut désormais apprendre, face à des personnes qui ne peuvent ou ne veulent plus enseigner. Rares en effet sont les
enseignants et les
professeurs des écoles qui sont des « maîtres » ; rares sont les élèves qui sont des « disciples ».
Citation (bis)
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La mondialisation économique, politique et culturelle rend obsolète l'institution implantée localement et ancrée dans une culture déterminée que l'on appelle l'École et, en même temps qu'elle, l'enseignant (rapport 1998 de l'OCDE sur les politiques de l'Éducation).
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Voir Apprenant, École, Éducation nationale, Illetrisme.
Enseigne : dans le sens de raison sociale, d'établissement commercial appartenant à un groupe précis, de magasins ou de magasins à succursales. Four-Carré avait déjà été contraint, en 2006 et 2008, de démonter deux autres enseignes du même type, également installées dans l’agglomération de Montpellier...
Normalement, une enseigne est un panneau indicatif sur un immeuble et qui peut être à but publicitaire. Une enseigne lumineuse.
Entièreté : cela doit vouloir dire : intégralité en néo-crétin. J’ai écouté cette conférence dans son entièreté.
Entraînement : il y a longtemps que cet anglicisme, dérivé du vocabulaire hippique, s'est imposé en français, pour désigner une formation, un apprentissage. On le retrouve, anglo-saxonisé, sous la forme de training. Training autogène. Ne pas oublier qu'en anglais trainee = stagiaire, et non traînée !
Entrée de gamme : produit de basse qualité, produit merdique dans le vocabulaire fleuri des publicitaires néo-crétins. Avant on disait
bas de gamme, mais cela faisait trop dépréciatif. Et comme cela ne suffit pas, certaines réclames (pubs) en rajoutent : «
... le constructeur japonais Honda s’offre une entrée de gamme low-coast (sic, au lieu de low-cost)
pour ses CG125 et Varadéro ». Des
entrées de gamme low-coast, ce sont des sous-merdes ?
Envahisseurs (les) : autre nom des Anglo-Saxons. On dit aussi colonisateurs.
Environnement : avant, on disait la Nature. A cela s'ajoute une touche politique, historique ou culturelle ; l'
environnement, c'est l'ensemble des éléments naturels voire culturels qui conditionne la vie de l'homme sur terre. C'est une manie des néo-crétins que de renommer de façon abstraite des choses simples, claires, concrètes et faciles à comprendre. Et depuis que les néo-écolos se sont emparés de ce concept, on ne milite plus que pour la
protection de l'environnement. Il existe même une fédération « France Nature Environnement » (admirons au passage l'inversion de type anglo-saxon, pour quelquechose de français). Donc la Nature, ce serait la nature naturelle, et l'environnement la nature pas naturelle (?).
Les néo-crétins anglo-saxonisés ont décrété de renommer la Nature
environnement pour mieux la saccager. Les Étazuniens sont passés maîtres dans l'art de saccager la Nature, suivis de près par les Chinois. Nos néo-crétins gouvernementaux nous serinent à longueur de journée y compris lors des bulletins météo qu'il faut
respecter notre environnement. Ils ont même fait une réunion au sommet extraordinaire, qu'ils ont pompeusement baptisée «
Grenelle de l'Environnement », où quelques grands esprits se sont penchés sur l'avenir de la France et de la planète. Et puis, le coup des poubelles, du tri des déchets, quoi de mieux pour faire
chier les citoyens ? On est vraiment environné de cons.
A donné les adjectifs particulièrement néo-crétins
environnemental et
environnementaliste (Kekséksa ? qui concerne l'environnementalisme ?) :
le rejet de l’atome constitue un des piliers historiques du mouvement environnementaliste. Voir
Développement durable,
Écologie,
Grenelle,
PET,
Tri sélectif.
Voilà une pub bien enveloppée !
Éponyme : qui donne son nom à quelquechose. Exemple : le préfet Poubelle a donné son nom aux boîtes à ordures. Ce préfet est l'éponyme des poubelles. La déesse Athéna a donné son nom à la ville d'Athènes ; elle est la déesse éponyme d'Athènes.
Mais dans la plupart des cas, l'adjectif
éponyme est compris comme : qui a le même nom. Exemples :
Premier album éponyme de Nolwenn Leroy ou
Le premier album éponyme de Jeremih : ce ne sont pas les albums (= les disques [vinyle ou laser]) qui sont éponymes, c'est-à-dire qui ont donné leur nom, mais c'est le chanteur ou la chanteuse qui sont éponymes des albums (= des disques), c'est-à-dire qui leur ont donné leur nom. Toutes nos excuses d'insister aussi lourdement, mais la faute est tellement courante, surtout dans le milieu artistique, où l'on parle d'
albums éponymes, qu'elle doit être relevée :
Nouvel album éponyme de Killswitch Engage,
The XX - Album Eponyme,
Avant revient avec un nouvel album éponyme. Au lieu d'
album éponyme, il serait plus simple de dire : album du même nom, album qui porte son nom, voire album sans titre. Ceci affecte surtout le milieu musical. Doit-on en déduire que ce milieu de chanteurs-brailleurs (ce qui ne veut pas dire qu'ils chantent en braille) est particulièrement frappé de néo-crétinisme ?
Mais on le trouve aussi à propos de roman :
D’abord, je trouve que la présentation de ce film (qui est une adaptation du roman éponyme de François d’Epenoux) relève du malentendu (le film en question s'appelle « Deux jours à tuer »). Ou bien, relevée dans un
forum (projetbabel.org) la phrase suivante :
Frédéric Dard, autrement connu sous le nom du personnae (sic)
éponyme de San Antonio, a écrit un livre s'intitulant le coup du père françois. En voilà un qui cause bien françois.
Dans le vocabulaire d'entreprise, une
marque éponyme est une marque dont la racine est utilisée pour la conception de produits dérivés : Nestlé → Nestea, Nescafé, etc. Danone → Danette, Danao, Danacol, etc.
Épuration ethnique ; nouveau nom donné par les néo-crétins à ‘ massacres de populations ’ ou alors ‘ génocide ’. Mais purifier la race, ce n'était pas une théorie national-socialiste ?
Un Historien Accuse La Pologne D'épuration Ethnique (pourquoi tant de majuscules dont une illogique :
D'épuration dans cet énoncé ?) Une page internet titre joyeusement :
Quand la discrimination positive prend des allures d'épuration éthnique en France (avec un accent aigu sur le ‘ e ’ d'ethnique). Il faudrait que l'auteur épure son langage.
Éraser (ne pas confondre avec araser) : on n’efface plus chez les néo-crétins informatisés, on érase. Mon compteur ne fonctionne plus du tout, et a érasé toutes les vieilles données. Est-ce mieux effacé pour cela ? En tout cas, c’est l’effacement de nos valeurs.
Érémiste : celui qui touche le RMI (Revenu Minimum d'Insertion). On se demande ce que vient faire le mot « insertion », étant donné que le RMI sert à tout, sauf à s'insérer. On se souvient peut-être d'un certain maire d'Alger que le Président Chirac voulait rencontrer à Alger, et qui était parti ... toucher son RMI en France. Sans doute un érémiste qui a réussi. Voir
RMI.
Érotisme : les pubs ont toujours utilisé l'érotisme comme moteur pour faire vendre des produits, en exhibant des jeunes femmes attirantes et court vêtues. Il est cependant, à la télévision, une forme de pub à l'érotisme vulgairement suggéré, celle par exemple où une femme s'exclame : «
Waouh ! Elle est énorme ! » (pas ce que vous pensez, mais une pépite de chocolat), ou bien : «
Aujourd'hui, je l'ai fait, ils vont le faire, ils viennent de le faire ... » (pas l'amour, comme on pourrait le croire, mais s'inscrire à une banque en ligne), ou encore : «
Elle n'est pas très grande » (non pas la zigounette du monsieur, mais une bouteille de gaz). Ou enfin, une pub pour une marque de voiture utilise presque systématiquement l'argument sexuel (lolita, travelos, capote de couleur fraise) pour vendre ses tas de ferraille qui ont nom voiture.
C'était notre rubrique : « la pub vise toujours au-dessous de la ceinture ».
Escalade : sous l'influence du mot anglo-saxon escalation, sert à désigner un renforcement, une intensification de mesures : escalade des opérations militaires. Il peut y avoir aussi une escalade de la terreur dans les représailles terroristes. Le contraire est désescalade (désengagement, repli).
Au sens premier : prendre d'assaut une ville au moyen d'échelles dressées contre les murailles. Escalade renvoie donc à l'idée d'échelle, qu'on grimpe échelon après échelon. Ou bien à l'escalade de montagne : efforts mesurés, gradués, répétés.
Les néo-crétins de l'informatique emploient le mot d'escalade pour signifier une remontée à un niveau supérieur, avec le verbe néo-crétin escalader (faire remonter) : escalader un problème (sic) à la cellule Expertise. On assiste à une escalade du néo-crétinisme dans l'informatique.
Escalator : paléo-crétinisme. Désigne un escalier mécanique ou escalier roulant. Est-ce que c'est plus perfectionné ou plus rapide si on utilise un terme anglo-saxon ? That is the question.
Esclavage : la France, et c'est tout à son honneur, fait acte de
repentance pour son passé colonial et esclavagiste. Mais c'est oublier qu'en matière d'esclavagisme, les Chinois arrivent en tête, suivis des Arabes, des Africains, et notre beau pays arrive en 7ème ou 8ème position, derrière les Anglais et Hollandais qui, eux, sûrs de leur bon droit, ne manifestent bizarrement aucune
repentance ni repentir d'aucune sorte.
Si beaucoup de Noirs en veulent à la France, c'est en raison de son passé esclavagiste. C'est oublier que certaines tribus noires capturaient d'autres noirs pour les revendre aux nations coloniales. C'est aussi oublier que George Washington, le « père de la Nation américaine », possédait lui-même plus de deux cents esclaves. Lui crache-t-on à la figure pour autant ? Et beaucoup de Français de souche (les « souchiens », comme disent plaisamment nos amis immigrés) descendent de familles qui étaient asservies durant des siècles à quelques seigneurs (le « servage »). Les Français aussi sont des descendants de serfs, c'est-à-dire presque d'esclaves (en fait les serfs étaient attachés à la terre mais la différence est mince quant aux droits). Alors, assez de leçons !
Rappel : esclave vient d'« esclavon », qui veut dire 'slave'. Les Slaves en effet avaient été réduits en esclavage par les Germains et les Byzantins. Le régime du 'servage' (крепостное право : krépostnoïé pravo) a duré en Russie jusqu'en 1861.
Escorter : est devenu synonyme d’accompagner. Entrée gratuite pour les enfants escortant leurs parents. Finis les gardes du corps escortant une personnalité, ou une call-girl en « escorte » d’un client. Maintenant n’importe qui peut escorter n’importe qui. C’est le progrès.
Escroc : les escrocs se recrutent surtout chez ceux qui ont le plus d'argent : organismes de prêt, banquiers, assureurs principalement. «
Quand le nombre des sinistres augmente, il faut relever le prix des assurances ; quand le nombre des sinistres diminue, il faut quand même relever le prix des assurances, en prévision d'une augmentation éventuelle du nombre de sinistres. » Quant aux banques, ce n'est guère mieux. L'essentiel de leurs activités consiste à flouer et à endetter leurs clients au maximum afin de faire de grands bénéfices. Ces mêmes banques à leur tour peuvent se faire escroquer par leurs courtiers, petits malins qui savent truquer les comptes. L'année 2008 a été fertile en révélations de ce genre (Société Générale, Caisse d'Épargne ...)
Parfois un escroc qui a réussi peut devenir ministre, comme un certain B. Carpette, ce qui en dit dit long sur la fonction de ministre. Mais l'inverse s'observe aussi : des ministres peuvent être de francs escrocs quand il s'agit de leur fortune personnelle (citer des noms serait de la diffamation).
En anglais,
escroc se dit con. Et pour une fois, l'auteur est d'accord avec l'anglais. Voir
Assureur,
Banquier.
Espace : nom masculin quand il s'agit d'un lieu, d'une surface, d'une étendue, mais féminin quand il s'agit d'un blanc entre deux mots. Quand vous appuyez sur la barre d'espacement de votre clavier, vous obtenez une espace (blanc) et non un espace (que ce soit celui de l'astronome ou celui du capitaine James T. Kirk). Mais apparemment, dire un espace au lieu d'une espace pour un blanc semble admis. Quant à l'espace entre deux lettres en typographie, c'est une 'approche'.
Le Capitaine J-T Kirk (William Shatner)
un conquérant de l'espace (masculin)
Espace : s’emploie dans le sens de coin, emplacement, endroit, lieu, pièce, salle, secteur, zone ... souvent suivi d’un substantif orphelin (sans article ni préposition) dans un sens quasi adjectival : espace fumeur [disparu], espace liberté, espace client, espace membres, espace sportif, espace carcéral (prison), espace vert (parcs et jardins), espace de convivialité (? reste à définir)... l’œuvre des Beatles constitue l’espace privilégié de tous les « investissements identitaires » (???). [...] Un journaliste parlant sans doute des asssemblées du peuple : espaces de représentativité nationale. Piqué dans un article : la perception ethnique de la différence sociale est très présente dans l’espace urbain français. Plus loin, l'auteur de l'article parle d' « espaces sexués ou l'imperceptibilité féminine » (en gros, la ville appartient aux mecs). Dans une société où l’espace-temps devient un luxe, ceci n’est pas un mince paradoxe. Quant aux espaces de convivialité (?), il doit sans doute s'agir de lieux de rencontre où règne une promiscuité des plus désagréables.
Lu sur internet : Selon ses partisans, un espace linguistique unifié (= une langue commune ?) faciliterait la compréhension mutuelle des peuples européens et le débat public au niveau européen. Autrement dit, en Europe parler anglo-saxon pour acheter les mêmes produits ?
Extrait de la Constitution européenne, rédigée par un comique de service : « L'Europe leur offre [ aux peuples ] les meilleures chances de poursuivre, ... , la grande aventure qui en fait un espace privilégié de l'espérance humaine ». Il ne manque plus que la foi et la charité, et le tour est joué. Ou encore, toujours dans le registre comique : Europe Ecologie (sic), rassemblement constitué autour de Daniel Cohn-Bendit, José Bové et des proches de Nicolas Hulot en vue des Européennes, a adopté un "Manifeste: changer d'ère", visant à définir un "nouvel espace politique" en phase avec la "rareté qui s'annonce". Tous les ingrédients du néo-crétinisme écologique sont là, réunis en l'espace de quelques mots.
Espace de culte : une église, un lieu de culte. Au XXe siècle, rares sont les architectes qui ont compris l'importance du son dans l'espace du culte. Rares aussi sont les néo-crétins qui ont compris qu'un lieu de culte est sacré, et qu'il ne saurait être nommé espace de culte.
Espaces verts : anciennement 'parcs et jardins'. Et quand vient l'automne, ces espaces verts se transforment-ils en espaces roux ou bruns ?
Espèce : en un temps où tout se féminise, le mot espèce (dans le sens de sorte) est senti depuis longtemps comme masculin par beaucoup : c’est un espèce de machin …
Est : cette forme du verbe être est désormais presque systématiquement confondue avec le verbe avoir. Il y a toujours un temps de latence avant que l'on est [ait] réellement la main. Ou bien : Ce n'est pas moi qui est [ai] fait un communiqué de presse dont la teneur induit en erreur. A kan lortograf fonétik ki simplifiré lé problèm ?
Establishment : pouvoir en place, autorité en place. Ça fait mieux de dire establishment, ça vous a un côté expert qui sait ce qu'il dit.
Et bien : s’emploie dorénavant par tous les néo-crétins, c’est-à-dire par tous les ignorants, à la place de « Eh bien » : Et bien, je le vois maintenant...
État de droit : synonyme = État de passe-droit.
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Étazunis : état mercantile situé en Amérique du Nord. Le 3 septembre 1939, la France et l'Angleterre déclaraient la guerre à l'Allemagne. Trois jours plus tard, les Étazunis proclamaient leur neutralité. Sans doute pour avoir quelque chose à vendre aux belligérants (selon Pierre Desproges). Le 11 septembre 2001, le jeune et sympathique terroriste Oulala ben Saden, ou Oussama ben Laden, selon certains historiens maîtrisant mal l'arabe , lançait des avions contre divers monuments étasuniens pour commémorer l'événement (version officielle de la CIA et du gouvernement américain).
Dans les années 70, Henry Kissinger avait lancé dans une boutade « Quel est le numéro de téléphone pour appeler l’Europe ? » Et si l'on veut maintenant appeler les Étazunis, quel est le numéro ? Le 666 ? (allusion, bien sûr, au grand Satan)
Étazunien, -ne : qui se rapporte aux Étazunis, qui vit au Étazunis, le peuple « le plus assassin, pervers et immoral de la planète » selon Hugo Chavez (guerres, pollution, pillage de la planète ... ) : L'impérialisme étazunien. Cette nation a inventé une nouvelle forme de terrorisme : mener des combats ‘préventifs’ contre les pays accusés ou simplement soupçonnés d’entretenir un terrorisme incertain. Rappelons que la « guerre préventive » est une doctrine nazie inventée par Adolf Hitler. Selon Henry Kissinger, les Étazunis sont « un pays qui n'a pas d'amis mais seulement des intérêts ». Vu le récent scandale à propos de Roman Polanski (septembre-octobre 2009), ce pays n'a rien à envier aux nations islamisques en matière de régression morale et sociale. Voir Américons.
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Portrait supposé du jeune et sympathique terroriste Oulala ben Saden
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NB : on pourra trouver dans ce glossaire deux graphies Étazunien ou Étasunien. Les deux graphies sont valables, surtout la première et la deuxième.
Été : toujours pourri, surtout depuis le « réchauffement climatique (ou planétaire) ».
Éteindre : s'emploie dans de nombreux sens qui signifie couper, fermer : éteindre l'eau (sic), éteindre une fenêtre (informatique), éteindre un programme. Tous ces contresens – c'est l'extinction du français. Et évidemment, au lieu d’ouvrir une fenêtre, – on l’allume, maintenant. Et là, nous avons affaire à des allumés.
Éthique : science de la morale, science morale, ou plus précisément sur le plan philosophique : « Science dont l'objet est l'élaboration d'un système de référence permettant de définir un code moral ». Employé dorénavant au lieu de 'morale' tout court. Le mot grec doit faire plus savant, comme
déontologie au lieu de morale professionnelle, ou de règles professionnelles. S'agit-il d'une simple érosion du langage ? D'une ignorance qui se pare des plumes du savoir ? Ou d'un détournement du langage afin de maquiller la réalité, pour donner l'illusion d'une société régie par la morale ? Voir
Déontologie.
Ethymologie : orthographe néo-crétine pour ' étymologie '. Peut-être parce que ça fait 'savant', peut-être par attraction avec des mots comme éthique, éthylique ... Quel est l'origine éthymologique de "diviser pour mieux regner" ? (sic, deux fautes d'orthographe, une faute d'accent et un illogisme en dix mots). Passée à un correcteur orthographique « en ligne », la phrase est devenue : Quel est l'origine étymologique de "diviser pour mieux régner" ? Les correcteurs orthographiques ont vraiment du bon.
Ethnique : néo-crétinisme à la mode, signifiant exotique, qui provient de l’artisanat exotique.
Objets ethniques en vente sur Ibuy. On trouve même des « pantalons ethniques » sur Ibuy : « SAROUEL, PANTALON ETHNIQUE ». Sempiternel emprunt à l'anglo-saxon.
A noter que les fonctionnaires, toujours à la pointe des néologismes percutants, ont introduit la notion de «
chômage ethnique », qui ne frappe que certaines parties de la population, les immigrés. Ça fait vraiment si moche ou insultant que de dire
immigré ?
Enfin, ethnique peut vouloir dire
racial ou
raciste. C'est ainsi qu'un média peut titrer : « Belgique : vers de nouvelles émeutes ethniques à Anderlecht ? » Les néo-crétins se triturent les méninges pour détourner le sens des mots et trouver des substituts
convenables pour désigner des concepts ou idées tout à fait banals.
Ethnocide : se dit de toute politique tendant à supprimer une ethnie et sa culture : la politique ethnocide des Étazunis.
Étonner : est devenu synonyme de ‘ne pas étonner’. Tu m’étonnes ! (ce n’est pas étonnant). Ce procédé par antiphrase est assez fréquent : On n’est pas dans la merde ! Cf le classique : ‘être dans de beaux draps’ (être dans une situation embarrassante).
Étranger : ce mot n'existe plus, et est désormais remplacé par allochtone, en opposition sans doute à autochtone. Il y avait la halle au vin, la halloween, l'allobroge, maintenant il y a l'allochtone. On n'arrête pas le progrès.
Être (à) : de plus en plus employé de façon lourdingue, à l'imitation des peuplades anglo-saxonnes, dans le sens de devoir : « Cette vague est à venir (on attend cette vague) et ça va frapper les grosses agglomérations, en particulier en Île-de-France... ».
Euro (symbole graphique ) : monnaie étrangère ayant remplacé la monnaie française. Cause de la baisse du niveau de vie (-20 à -25 %, sinon plus) et du surendettement de nombreux Français, cette monnaie est pourtant louangée par les néo-crétins de la finance et de l’économie, qui s'en mettent plein les poches. Comme s'il y avait la volonté délibérée d'affaiblir ou d'anéantir les classes moyennes d'une part, et d'uniformiser tous les peuples européens d'autre part afin de les soumettre à la tyrannie de quelques oligarques. Selon certains néo-crétins euro normalement ne prend pas la marque du pluriel. Ce qui veut clairement dire que les Français n’auront pas beaucoup d’euros. Cela va donner nombre de néo-pauvres ou d’euro-pauvres. Ceux qui ont le plus d'euros sont les escr-euros (banquiers, assureurs...)

Vive le passage à l'Euro !
D'autre part, les néo-crétins disent volontiers euroland (sur le modèle Disneyland) au lieu de zone euro. Ceux qui sont économiquement corrects – et donc néo-crétins – ont tendance à écrire le symbole euro avant la somme – à l’américaine : Il a été condamné à 1000 d'amende et 1 de dommages-intêrets (sic).
« La mise en application de l'euro obligera à quelques sacrifices bien légers (sic) en comparaison de la crise que devrait affronter l’Europe sans monnaie unique » déclarait Dominique Strauss-Kahn, ancien Sinistre (mocialiste) de l'Économie, actuel Directeur du FMI (2007), aux appointements annuels d'environ 500.000 dollars, nets d'impôts. Les sacrifices doivent sans doute être « bien légers » pour lui. Comme aurait pu dire Sacha Guitry : « DSK, CSKi ».
Tu vas pas me croire, George Deubel-You en a une petite comme ça !
Ah, c'est comme chez tous les Européens qu'on a niqués avec l'euro !
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Barack, lui, il est baraqué
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Pour mille euros, l’on utilise la graphie K, pour un million d’euros M, pour un milliard d’euros G. C’est vrai que, quand des citoyens comme nous comptons autant d’euros tous les jours, cela facilite les choses. Voir
Europe.
Euro-fonctionnaire : espèce de monstre, tant sur le plan linguistique (= fonctionnaire européen, avec un procédé de formation typique de la
novlangue) que sur le plan politique. Il s’agit d’un fonctionnaire, c’est-à-dire d’un parasite, mais de haut vol, anonyme, irresponsable et omnipotent. Comme disait Michel Audiard : «
On est gouverné par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis ». Sur le même modèle, on a
euro-commissaire (commissaire européen). Tous ces gens-là touchent-ils plus d'euros que les autres ? Voir
Directives européennes.
Euroland : néo-crétinisme mondialiste signifiant « zone euro ».
Europe : abrégé moderne d' « Union européenne » : vaste entreprise de mystification et de néo-crétinisation des individus, au même titre que la mondialisation (globalisation). L'expression « Union européenne » est vide de tout sens à part les sens commercial (mercantilisme) et administratif (lourdeur des
directives). L'Union européenne s'est approprié le concept géo-politique d'Europe, pour en faire un concept politico-mercantile. L'Union européenne a
massifié les peuples. Tout ce qui est massificateur est réducteur, et les citoyens de l'Union européenne qui ont les moyens en sont réduits à deux libertés : voyager et dépenser leurs sous quand ils en ont. Quant aux autres, ils ne connaissent plus que les interdits bancaires.
Définition de l'Union européenne, selon une comique de service : «
L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion » (bien vu !). Conception des citoyens européens selon l’ancien secrétaire d'État aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet : «
Je pense sincèrement que le référendum n'est pas la bonne formule pour adopter à l'échelon national les traité et les règlements internationaux. Donc, en effet, si d'autres référendums [sur le traité de Lisbonne] avaient été organisés, il est probable que certains auraient aussi vu le “non“ l'emporter.
Mais ce n'est pas au peuple de trancher ces questions très complexes ». Au peuple, ou au bas peuple, Monsieur le Secrétaire d'État ? Voir
Directives européennes,
Euro.
Europe était une déesse que Jupiter enleva sous la forme d'un taureau. C'était une belle vache et les Européens, eux, sont devenus des vaches à lait. Ils sont dépendants d'un système qui les dépasse totalement et totalitairement. Quant aux “européistes” ou partisans de l'
Union européenne, ils sont en fait profondément et viscéralement anti-européens, puisqu'ils privilégient l'économie mondiale de marché et l'esprit mercantile des “multinationales”. Conscients de détenir la Vérité, le Droit, la Force, l'Argent et la Conscience universelle, ils considèrent avec mépris les « souverainistes », qu'ils traitent de naïfs et de rétrogrades.
Les états abandonnent progressivement leur souveraineté, et la France est devenue par exemple une province européenne. Quant au Président de la République française, c'est une sorte de gouverneur provincial, nanti de quelques pouvoirs. Comme les Français dans leur majorité (52%) ont dit
NON à cette Europe des politicards, des combinards et des escrocs, on leur a tout simplement retiré le droit au suffrage universel (2007-2008, et ça, c'est une escroquerie). Quant aux 48% restants, il y a fort à parier qu'ils ont été conditionnés par le battage médiatique des
journalistes, à genoux devant la
pensée unique, et prêts à lécher tout cloaque génito-anal qui se présente.
Les Irlandais ont voté
NON
à l'Europe
mais une seule fois, hélas.
L'« Europe » (l'Union européenne) a une immense utilité politique, économique, sociale. Elle fourre son nez partout, même dans nos chers légumes. C'est ainsi que, pendant que l'on s'extermine au Congo, qu'on se fait sauter en Afghanistan, au Moyen-Orient ou à Bombay, l'Union Européenne débat sur les concombres et autres légumes. Les vingt-sept pays membres de la Commission de Bruxelles chargée de l'Agriculture ont pris la décision de laisser commercialiser les légumes hors normes (concombre courbes, carottes tordues etc.) [nov-déc 2008]. Une instance non seulement utile, vous dit-on, mais in-dis-pen-sable.
Un carotte de sexe mâle et une tomate de même sexe
(pour faire la nique aux féministes)
Quant aux habitants du concept fumeux qu'est l'Union européenne, on les appelle ... euh ... on ne les appelle pas, surtout pas Européens. Car un Européen ne vit pas forcément dans l'Union européenne. Exemple : les Suisses. Quant aux Turcs, inutile d'insister : ils ne sont pas Européens, et ne font pas partie de l'Europe. Les partisans de l'Union européenne sont appelés européistes, ou plus familièrement eurogagas. Quant à ceux auxquels ils mentent (les citoyens européens), ce sont les eurogogos.
Euthanasie : s’emploie dorénavant à la place du mot abattage, sans doute jugé trop violent par les néo-crétins corrects politiquement :
les équipes d’euthanasie [des volailles frappées de la grippe aviaire]
qui manipulent un matériel spécifique… (
spécifique et non spécial, ça ‘classe’ tout de suite). Avec le verbe
euthanasier : ...
les deux chiens devraient être bientôt euthanasiés (piqués, abattus). Ce sont les néo-crétins qu'on devrait euthanasier !
Pour les humains, l'euthanasie 'traditionnelle' provoque maintenant nombre de prises de position, et elle est devenue le « Droit de mourir dans la dignité ». Et le droit de mourir dans l'indignité, c'est quoi ? Des
frappes chirurgicales ?
Événement : de plus en plus souvent écrit évènement. Mais il paraît que c’est admis.
"Les membres … devraient dire qu'ils sont totalement dépassés par les évènements".
L'événement, c'est ce qui se produit de façon naturelle, spontanée :
un événement naturel. A cause de la polysémie, propre à la
novlangue, le mot
événement recouvre maintenant plusieurs domaines de significations. On parlera d'événement à propos d'une manisfestation, d'un accident, d'une réunion, d'une exposition etc. etc. etc. Et, évidemment, quand quelque chose est peu digne d'intérêt, c'est un
non-événement.
Examen (mettre en ~) : inculper, tout simplement. Quant au juge d’instruction, il n’est pas devenu un juge d’examen. Pas très logique, tout ça. De toute façon, les juges d'instruction vont disparaîtrer (écrit en 2009).
Excellence : un nouveau venu dans le vocabulaire néo-crétin. Ce mot semble vouloir dire quelque chose comme : valeur, mise en valeur (?), qualité. Dans le cadre du second appel à projets de pôles d’excellence rurale (sic), si vous êtes porteur d’un projet de développement, vous pouvez remplir en ligne un dossier de candidature à l’aide du lien suivant ... (si un simple péquenot comprend ce charabia, il a gagné ... le prix d'excellence). Dernier avatar du néo-crétinisme novlanguais gouvernemental : Créer un label « internat d'excellence » (???).
Excision : des ligues féministes comme le
GAMS par exemple (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles), et c'est tout à leur honneur , luttent contre cette mutilation du clitoris ou des lèvres de la femme, visant à les priver d'une part de jouissance, et pratiquée encore dans certaines contrées africaines, – mais pas uniquement
(2). Coutume que ces peuplades entendent perpétuer en France, patrie des Droits de l'Homme et de la Femme. Mais que penser de la circoncision, mutilation tout aussi dégradante pour l'homme ? Aucune ligue masculine n'ose combattre cette pratique barbare et obscurantiste, perpétrée par des religions venues d'ailleurs et d'un autre âge.
Excision en français peut avoir un sens plus neutre, celui d'ablation : excision d'une verrue ... Voir
Circoncision,
Tradition.
Exclu : c'est en langage journalistique une information donnée en exclusivité. En un temps d'exclusion et d'exclus, l'on se sent vraiment exclu de la communication.
Exclu [de notre journal] : Interview de Jean-Pierre M. avant la sortie de son film. Ce terme peut prêter à confusion, comme dans l'exemple suivant :
Exclu ! Votre horoscope smile du Vendredi 24 Octobre. On se demande si le fait d'avoir son horoscope est exclu (il ne faut pas y compter). Les néo-crétins, prisonniers de leur langage, emploient des termes imprécis qui induisent en erreur. A remarquer d'autre part les majuscules qui ne se justifient pas, procédé typique des ignares. De même une question d’actualité est devenue une
actu. Voir
Scoop.
Exclu : c'est une personne qui n'a pas accès aux bienfaits de la civilisation, car n'ayant pas assez de
ressources (= argent). En d'autres termes : un nécessiteux, un pauvre, un sans-le-sou, quelqu'un de rejeté, d'exploité, un crève-la-faim. Avant, un élève était
exclu (= chassé) d'un cours pour indiscipline, par exemple. Maintenant, c'est un état
involontaire dans lequel se trouve quelqu'un, le plus souvent par malchance, à cause de l’inégalité dans la répartition des richesses. Et le fait d'être
exclu, c'est l'
exclusion. C'est à un grand commis de l'état, René Lenoir (ex-directeur de l'ENA), que l'on doit ce concept. Mais ce sont surtout les Socialistes qui ont pondu des lois contre l'exclusion. Ceux qui pratiquent la
novlangue s'amusent beaucoup à détourner tous les mots de leur sens. Voir
Défavorisé.
Excuses : c'est le pendant de la
repentance que de présenter ses
excuses à quelqu'un, un groupe ou autre entité qui aurait décelé dans vos propos quelquechose d'offensant. On n'en finit pas de s'excuser, de demander pardon, de tendre l'autre joue, alors qu'on n'en finit pas, de l'autre côté, de vous accabler et de vous accuser : tel assassin présente ses excuses à la famille de la victime lors de son procès, le dessinateur Siné sommé de présenter ses excuses (chose qu'il n'a pas faite) pour s'en être pris au fils d'un nobliau hongrois, l'humoriste Bigard sommé de présenter ses excuses
(1) pour avoir mis en doute la réalité des prétendus attentats de 11 septembre 2001 aux Étazunis (chose qu'il a faite, mais il a réitéré ses doutes) etc. Autre exemple :
DSK-CSKi a présenté ses excuses publiques [à propos d'une relation extra-conjugale]
dans un mail adressé à sa femme et au personnel du FMI.
Je vous présente toutes mes confuses
L'auteur de cette page avait un jour lancé la plaisanterie de Jean Yanne : On dit que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ; c'est faux, regardez les éboueurs. Un de ses collègues, d'origine africaine, et dont le père était éboueur, s'en est pris à lui et a demandé des excuses (chose que l'auteur n'a pas faite, évidemment). Venez nombreux en France, nous nous excuserons de vous accueillir.
Expérimenter : terme prétentieux signifiant éprouver, vivre, faire l’expérience de, jouir de, avoir. Quand une nation entière vit à l’ombre des fusils et des seigneurs de la guerre, comment les femmes peuvent-elles expérimenter la liberté ? Autre exemple, totalement inepte celui-là : Une étude prédit que l’année 2007 verra de nombreux fonds de Private Equity expérimenter (?) de sérieux problèmes.
Expertise : de plus en plus employé à la place d'expérience, de compétence, de savoir-faire, de spécialité.
Appelez-nous pour nous faire part de votre expertise (= expérience) demande un journaliste.
Domaines d’expertise (= compétences, spécialités, spécialisations)
: assistance juridique, gestion des risques et qualité, nouvelle gouvernance, stratégie, finance, contrôle de gestion. Pub :
Profitez de l'expertise du Crédit Agricole. En tout cas, les TdC
(3) de publicitaires ou de banquiers ne sont pas experts en français. Ou encore, cet exemple :
Heureusement, le corps des hommes de loi est là pour les soutenir et pour expliquer la profonde expertise du jugement de la honte. Entendu de la bouche d'un
journaliste de France 3 : «
Ils [les enseignants]
ont l'expertise du terrain ». Avant, on avait l'expérience, maintenant on a l'expertise ! Immense progrès dans les mots.
En français "normal", une expertise est une procédure (judiciaire ou autre) qui consiste à solliciter l'avis d'
experts (les vrais) dans un conflit, un litige, un procès... Mais sous l'influence des tribus anglo-saxonnes, le mot
expertise est maintenant employé à toutes les sauces, et à propos de n'importe quoi, même dans des domaines insignifiants. Et l'adjectif
expert s'applique à toutes sortes de produits : crème solaire, nourriture pour animaux, pâte dentifrice ou brosse à dents...
Un dentifrice expert avec sa brosse à dents.
L'expert, ce n'est plus le stomato, mais une simple brosse à dents.
C'est le progrès.
De nos jours il n'y a plus de 'spécialistes', il n'y a que des experts. Ils ont monté en grade d'une part, et le niveau de diagnostic a baissé d'autre part. On l'a vu avec les avis des différents « experts » à propos de la grippe mexicaine.
Expliciter : rendre clair, compréhensible, faire comprendre, expliquer. Sonne mieux que le simple ‘expliquer’. Ni le Premier ministre ni le Président n’auront réussi à expliciter les enjeux et les avantages de cette "TVA sociale".
Exploser : ce verbe, maintenant transitif, s’emploie dans le sens de casser, briser, fracasser, faire exploser. Je vais t’exploser la gueule. Ce titre explose le marché des disques. Mon secret pour exploser votre trafic. Lu dans un quotidien : Dans les sondages, Ségolène explose Sarkozy (écrase). Avec des battes de base-ball ou des béquilles, ils explosaient tout sur leur passage : voitures, scooters, poubelles. Entendu sur la french TV cette couillonnade : L'équipe de France cultive la vitesse et l'explosivité. De telles expressions ne nous font-elles pas exploser de colère ?
Exposer, exposition : on connaissait l'exposition au soleil, à l'air de la mer, aux rayons ultra-violets... Depuis qu'il a été exposé accidentellement à une dose massive de rayons gamma, le docteur Bruce Banner se transforme lors de ses moments de stress ou de colère en une créature colossale ... Nos excellents journaleux nous ont concocté un autre genre d'exposition : l'exposition médiatique. On a pu ainsi entendre sur une de nos sympathiques chaînes nationales : le temps d'exposition médiatique du président Sarközy... Il s'agit plutôt ici de surexposition, au risque de voiler son image.
Au fait la surexposition existe déjà, témoin cette phrase relevée sur l'internet : la surexposition des données personnelles peut-elle, au bout du compte, contribuer à lutter contre les discriminations ?
Le terme de surexposition a été repris par un fonctionnaire de l'administration pénitentiaire : « la surexposition médiatique est à l'origine de la 'sursuicidité' (???) actuelle dans les établissements pénitentiaires (prisons) » : deux néo-crétinismes vraiment lourdingues (surexposition médiatique et sursuicidité dans cette simple phrase). Un surdoué ou un surcon ?
Expressivité : les mots étant de plus en plus vidés de leur sens, l'expressivité est la tendance naturelle et aussi néo-crétine à donner plus de force aux mots, et par là-même aux idées, par toutes sortes de procédés :
- allongement du mot, emploi de plusieurs mots pour un seul mot : perdurer au lieu de 'durer', procéder à l'acquisition au lieu d' 'acquérir'
- emploi de termes exotiques, le plus souvent anglais : glamour au lieu de 'séduisant' ou 'charmant' (Une femme glamour) ; tsunami au lieu de 'raz-de-marée'
- exagération : trop au lieu de 'très' (C'est trop bon !), le top du top (littéralement : le sommet du sommet)
- emploi de termes compliqués ou faussement savants : technologies de l'information pour 'informatique'
, ou bien proxylane, acide hyaluronique pour des composants de produits contre le vieillissement
- emploi de termes familiers ou vulgaires : glandouille
- accent tonique fortement marqué sur la première syllabe d'un mot ou sur une particule antéposée : Bonjour à tous !, c'est trop bon !
- allongement exagéré d'une syllabe : C'est cooool
- et, en ce qui concerne l'écriture, emploi surabondant de signes exprimant l'émotivité : points d'exclamation, points d'interrogation ... Sans oublier les smileys ou rigolards dans nombre de textes ou messages sur internet.
Externaliser : c’est le fait de confier la gestion de son système d'information (ou d'une partie de celui-ci) ou de sa production à une société tierce, en sous-traitance, parfois en dehors du territoire national. L'entreprise
externalisatrice (exterminatrice ?) peut apporter à son prestataire, ses méthodes, ses outils et même ses salariés.
La production du site va être externalisée. Avec un substantif :
externalisation.
L'externalisation des fonctions marketing commence à se démocratiser (l’on est bien content !). Lu dans un journal informatique :
Externaliser l'informatique.
Outsourcing, sous-traitance, développement offshore, les formes d'externalisation IT (4) sont nombreuses. Les formes de néo-crétinisme, aussi.
Le contraire d'
externaliser, c'est
internaliser ou relocaliser, c'est-à-dire rapatrier dans le centre de départ la production initiale ou de reprendre en interne un développement lancé à l'étranger.
Voir
Délocaliser, Offshore.
Exception française : à condamner, comme tout ce qui est unique, vivant et créateur.
On entend en général par « exception française » les traits politiques, économiques et sociaux qui, pour des raisons historiques, notamment le rôle volontariste de l'État dans l'unification du pays, sont censés (5) distinguer notre démocratie de l'ensemble de ses homologues occidentales. Le Figaro, 21.01.2008.
Eyes (for your ~ only) : eh bien oui, les mots 'confidentiel' ou ‘secret’ n'existent plus, on utilise maintenant l'expression anglo-saxonne
for your eyes only. Cela sonne tout de suite mieux, car cela vient des films d’espionnage anglo-sascons (voir
anglo-saxon).
(1) Le fait qu'il a été prié de rectifier ce qu'il avait dit prouve au moins deux choses :
1. qu'il n'y a plus de liberté de s'exprimer en France, surtout avec l'
administration Sarközy
2. que la thèse officielle de l'
administration Bush est pour le moins douteuse.
On n'a donc plus le droit de contester, de mettre en doute les thèses officielles. C'est un retour vers l'état totalitaire et la censure.

(2) Il y aurait 150 millions de femmes excisées et infibulées dans le monde. Rien qu'en France, on compterait 30 000 femmes excisées.
(3) TdC = Trou du Cul.
(4) IT = Information Technology : technologies (= techniques) de l'information. IT se traduit simplement par
informatique.

(5) C'est nous qui
graissons (= soulignons).
